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Amis visiteurs, je vous remercie de me demander l'autorisation avant de vous servir de mes photos. Jacqueline

mardi 19 avril 2011

CHAMPAGNE GENEVOISE

Balade d'avril dans la Champagne genevoise


Samedi 17 avril. La température a chuté de 10° depuis le week-end dernier. Il n'empêche que c'est sous un soleil radieux que les marcheurs ont rendez-vous sur le parking du café de la Fontaine au coeur du village de Sézenove.


A l'heure dite, la petite troupe quitte le village.


Très vite, nous débouchons sur la plaine de l'Aire. 
Le coup d'oeil est magnifique.


Au pied du coteau, nous coupons la route de Soral. Notre chemin s'enfile dans les champs d'or. La récolte du Colza s'annonce prometteuse.


Au loin, entre champs et cultures, un petit village français.


Zoom sur le clocher d'un village, lui aussi français.


A l'approche du pont qui mène à Certoux, 
une corneille veille fièrement sur le passage.


Vue du milieu du pont, 
l'Aire arrivant de Saint-Julien-en-Genevois.


Sur un chemin bien aménagé, nous continuons notre balade au travers d'un milieu naturel reconstitué.


A la hauteur des tennis de Certoux, 
un pont de bois enjambe la rivière.


Voilà déjà le pont de Lully où d'importants travaux de réaménagement et de protection contre les inondations ont été réalisés. Au pied des vignes, les premières maisons.


Avant d'enjamber l'ouvrage, la ferme des Bois où un panneau invite les promeneurs à acheter du jus de pomme.


Nous traversons le Vieux-Lully magnifiquement fleuri.


Peu après, nous quittons la Plaine de l'Aire pour rejoindre Sézenove. La montée du coteau se fait par le chemin du Loup.


Bien alignées et entretenues, les maisons villageoises. Au fond, à l'ombre d'un charme, la terrasse du café de la Fontaine. Nous y dégusterons un repas typique de la campagne genevoise. Ah! les magnifiques produits de notre terroir.


Nous dépassons la fontaine pour atteindre le restaurant. 
La boucle est bouclée.



jeudi 14 avril 2011

SALEVE - AGAS

Salève

Après la "pause" hivernale, l'assemblée générale annuelle de l'Association Genevoise des Amis du Salève (AGAS) est un bon prétexte pour reprendre le chemin de cette montagne chère aux Genevois. De plus, ce dimanche 10 avril, le temps est magnifique.

A midi, une cinquantaine de personnes montées soit à pied par le Pas-de-l'Echelle, soit directement en téléphérique ou en voiture, s'installent sur le pré jouxtant le petit chalet voisin de la station supérieure du téléphérique.

Tout roule pour cette Association. A l'issue de la rencontre, une collation est offerte aux participants. Humm, les bons produits du terroir. On se régale !

L'après-midi, libre à chacun de rentrer ou de pousser jusqu'au restaurant de l'antenne pour prendre le café sur la terrasse.

mercredi 13 avril 2011

CHESEAUX-SUR-LAUSANNE

Cheseaux-sur-Lausanne
Randonnée en boucle 

Ce samedi 9 avril au matin, le temps est radieux lorsque nous arrivons à Cheseaux-sur-Lausanne. Nous stationnons notre véhicule sur un grand parking à l'entrée du bourg.
Nous admirons la vue qui s'étend de la chaîne des Alpes au Jura. Partout la nature s'éveille et sent bon le printemps. Il fait même chaud pour la saison, plus de 25°.
Nous partons, un peu avant midi, pour un circuit en boucle, facile, entre champs et forêts.



En quelques minutes, nous sommes en pleine campagne. Dans un grand pré, à côté d'une belle ferme, des vaches ruminent paisiblement.


Les arbres fruitiers et les champs sont en fleurs, les abeilles sont à l'ouvrage.


A la hauteur d'une maisonnette, peu avant d'entrer dans la forêt, nous croisons la factrice.


Les habitations étant éloignées les unes des autres, la factrice ferait-elle toute sa tournée en voiture ?


A peine entrés dans la forêt, nous sommes accueillis par le chant des oiseaux. Le sous-bois est tapissés de fleurs.


A la croisée des chemins, nous découvrons une petite place flanquée d'une cabane en rondins.


Au détour du sentier, un petit nant glougloute joyeusement et se faufile sous les feuillages pour disparaître momentanément dans la forêt. Nos parcours se couperont et se croiseront à plusieurs reprises.


Plus loin, une voiture de police est stationnée en bordure du bois. 
Le gendarme discute avec quelques randonneurs et des cyclistes.


Vers midi, c'est au bord du petit cours d'eau que nous faisons halte pour nous désaltérer et prendre une collation. Les oiseaux chantent à tue-tête. Les fleurs égayent le sous-bois.


Nous quittons ce petit coin de paradis et poursuivons notre chemin à travers bois. Nous dépassons rapidement une autre cabane bien clôturée. Les molosses aboient.



Le chemin s'élargit. Nous quittons la fraîcheur du bois pour retrouver le roi Soleil qui illumine et réchauffe la campagne.


Plus loin, nous nous arrêtons pour admirer un bel étang. Face à nous, au loin, une petite maison ancrée sur la pelouse à ras l'eau semble marquer les limites de l'étang. Sur notre gauche, un ravissant pavillon octogonal se mire dans les eaux calmes. Sur la pelouse, un peu cachée sous les buissons, une famille de canard blancs dort.


Nous quittons ce décor de conte de fées par le chemin qui longe une belle pépinière, les jeunes arbres sont parés de fleurs roses.


Nous continuons entre champs et cultures. Ici et là, des taches jaunes, les premières fleurs de colza. Au loin, les premières villas bordées de haies de forthysias jaunes, annoncent Cheseaux.

mercredi 13 octobre 2010

SALEVE - Les mares d'alpages

Les mares d'alpages 
et l'exploitation du fer

Au gré de nos randonnées au Salève, nous avons observé à divers endroits d'étranges trous d'eau. Dans la mesure ou ces étangs se trouvent souvent à proximité de pâturages, nous avons pensé à des réserves d'eau destinées à abreuver le bétail en période estivale. Désireux de vérifier notre hypothèse, nous nous sommes alors documentés. Au cours de nos lectures, nous avons découvert que ces mares proviennent d'anciennes exploitations de fer. Ces gisements de fer se retrouvent sur presque tout le sommet du Salève. Comme le minerai se trouvait à la surface même du sol, il  allait de soi qu'on ait cherché à l'exploiter. Si l'on songe à la voie romaine qui suivait le Salève, on peut penser que les premiers exploitants furent les Gallos-Romains puis, à partir du Ve siècle, les Burgondes. Plus près de nous, au XIe siècle, les Chartreux de Pomier s'établissent dans cette région boisée. Ils reprennent cette activité avec des fourneaux plus performants. Pour traiter le minerai dans ce coin perdu, ils créent des routes. Cela conduisit au déboisement de la crête du Salève.



Etang de Faverges
Une description due à la plume de H. Friderich prouve que le minerai était traité sur place: "M. Albert Naville a même vu, en 1867, en creusant à une faible profondeur, aux abords de l'étang de Faverges, des débris du charbon de bois qui servait à le traiter (le minerai) et qui se mélangeaient aux scories.


Ancien puits de mine à proximité de la Pointe du Plan
A l'emplacement des bas fourneaux, l'accumulation de scories a imperméabilisé ces cuvettes peu profondes, généralement 2 ou 3 mètres, et l'eau de pluie les a remplies. 



Sur le chemin de Grange Gaby
Certaines de ces mares sont entretenues et servent effectivement à abreuver les troupeaux. D'autres, peu à peu envahies par la vase, finiront par disparaître.



Ces points d'eau sont essentiels à la vie de nombreuses espèces. Ce sont aussi des lieux de reproduction privilégiés pour les libellules et les batraciens.



 Sur le chemin de Grange Gaby, une libellule agrippée à une branche d'églantier. 


 Chalet et mare de Grange Gaby

mercredi 1 septembre 2010

SALEVE - Le sentier de la Sauge

Esserts-Salève (600m) - Grange Passey (1'130m)
Randonnée en boucle

Ce dimanche 29 août au matin, une embellie passagère nous entraîne dans une nouvelle randonnée. Nous prenons la direction des pentes orientales du Grand Salève pour découvrir le sentier de la Sauge. Notre parcours en boucle débute au village d'Esserts-Salève.

Nous stationnons à proximité de l'annexe de la mairie. Au passage, nous admirons l'église qui porte la date "1584".

Le lavoir.

Le départ du sentier est bien indiqué.

A travers les vergers, le sentier s'élève rapidement.

Un dernier coup d'œil avant de s'enfoncer dans la forêt.

Prémices d'automne: cyclamens, châtaignes, noisettes, mûres, champignons connus ou inconnus tapissent les sous-bois.

Pratiquement dès le départ, le sentier grimpe assez sec et se faufile dans la forêt.

A la jonction avec le sentier du Bois Mouton (à gauche sur la photo) (cf. 2 novembre 2009) impossible de se tromper. D'ailleurs tout le parcours est bien balisé.

Soudain, le sentier débouche dans un pré. En lisière, une maison aux volets clos.

Dans la prairie, il faut bien repérer l'entrée du sentier et reprendre en forêt.

A cette intersection, point culminant de notre randonnée, nous poursuivons sur le sentier qui longe le flan de la montagne en se glissant dans une magnifique forêt de hêtres.

La trace se faufile dans les hautes herbes et les buissons aux baies rouges. La descente commence, en contrebas on devine la ferme de Grange Passey.

Nous restons sur la sente qui peu après s'ouvre sur une ancienne coupe de bois. Elle longe une haie assez haute et rejoint un large chemin empierré.

Le chemin passe sous un petit pont et continue jusqu'à un carrefour.

La descente se fera par la voie de l'ancien chemin de fer électrique à crémaillère, 1892-1938.

Ces murs, bâtis pierre à pierre, vestiges du tracé de l'ancien funiculaire. On admire le bel ouvrage et on se met à rêver au temps passé.

Plus bas, deux grosses pierres barrent le chemin. Nous les contournons avant de passer à nouveau sous un pont. Le large chemin caillouteux descend en pente raide.

Le parcours suit parfaitement le tracé de l'ancienne voie du "petit train". Nous avons une pensée pour tous ceux qui ont œuvré à la création, à la construction puis à la bonne marche de ce chemin de fer électrique à crémaillère.      

Ce premier chemin de fer électrique à crémaillère de montagne au monde a cessé ses activités à la fin des années trente. Les causes : pendant la guerre de 1914-18, les frontières se ferment, les Suisses  désertent le Salève. On espère une reprise des activités mais la mise en place d'un service de cars puis  à peine plus tard celle du téléphérique en 1932 font que la clientèle se fait plus rare. L'exploitation connaîtra des soucis financiers et ne sera plus rentable.

Monsieur Gérard Lepère, membre de la société d'histoire "La Salévienne", a constitué un important dossier de documents et publié des écrits sur ce chemin de fer. Ponctuellement Monsieur Lepère est sollicité pour donner une conférence et présenter un diaporama sur l'histoire de ce funiculaire.

Pour un dimanche, le chemin est peu fréquenté. Nous n'avons vu ni cycliste ni randonneur !

Le panneau "Bellevue" marque la fin du parcours sur le tracé de la voie du funiculaire. Nous bifurquons à droite sur un sentier raide qui débouche sur une ancienne carrière.

La nature reprend ses droits à l'ancienne carrière.

Une petite route, en surplomb d'un terrain de golf, longe le flan du Salève pour nous ramener à notre point de départ. Au loin, le Môle (1'863m).