AGRANDIR LES PHOTOS

POUR AGRANDIR LES PHOTOS : CLIQUEZ SUR L'IMAGE

Amis visiteurs, je vous remercie de me demander l'autorisation avant de vous servir de mes photos. Jacqueline

mardi 4 octobre 2011

SALEVE: plus dangereux que jamais!

Suite... (voir message du 21 septembre)
Le 23 septembre 2011, j'ai envoyé un mail à la Tribune de Genève. Il semblerait que mon message ait été publié dernièrement dans le journal mais sa parution m'a échappé.
Voici le courriel adressé à la Tribune:
Aux responsables du "Courrier des lecteurs"
Concerne la lettre de lecteur "Salève, plus dangereux que jamais !" parue le 16 septembre.
Madame, Monsieur,
Je tiens à vous informer que je tiens un blog   http://jusdepommepourseniors.blogspot.com
Sur celui-ci, je publie ponctuellement des récits de randonnées, plus particulièrement sur le Salève.
Aussi, il m'est apparu intéressant d'informer mes quelques lecteurs sur l'article susmentionné.
J'attends impatiemment la suite qu'il semble que vous donnerez dans la Tribune. 
Avec mes meilleures ......
Affaire à suivre ? 

Ceci dit ....
Le mercredi 27 septembre, le temps magnifique nous incite à prendre la direction du Salève pour admirer les premières couleurs de l'automne.

 On se retourne encore une fois, avant de quitter l'alpage des Convers

Du chemin qui conduit des Convers à la Thuile, nous admirons la forêt qui se prépare à passer l'hiver. Les feuilles des arbres changent de couleur, la chlorophylle se dégrade et d'autres pigments apparaissent: orange, rouge, jaune, pourpre, violet. Les buissons chargés de baies promettent de la nourriture aux oiseaux pour le prochain hiver.

Au bord du chemin, les couleurs chatoyantes des feuillus se manifestent dans l'intensité de la lumière.

Au loin, l'alpage de la Thuile et son corps de ferme. Si ces prochains jours restent ensoleillés et les nuits fraîches, les arbres prendront des couleurs flamboyantes avant de perdre leurs feuilles.

vendredi 23 septembre 2011

SALEVE: plus dangereux que jamais!


Suite...
Salève: plus dangereux que jamais!  
Un randonneur et fin connaisseur de tout ce qui concerne le Salève, et qui souhaite rester anonyme, apporte quelques précisions très intéressantes:
J'ai lu l'article de la Tribune de Genève sur votre blog et je peux vous apporter quelques précisions: 
Balisage
J'ai cru comprendre, que le Syndicat mixte du Salève, SMS, ne s'occupait que des chemins qui faisaient l'objet d'un balisage officiel  (je crois qu'il s'agit d'un balisage "départemental" défini par le Conseil Général, avec des lettres vertes sur fond jaune et des flèches sur des potelets carrés en bois). Beaucoup de chemins ne sont pas balisés de la sorte, je vous donne un exemple : le chemin de La Thuile est balisé en vert sur fond jaune, mais l'ancien chemin de La Thuile ne bénéficie pas de ce balisage. La raison est que l'ancien chemin de La Thuile est jugé trop dangereux par le SMS.
Balisage officiel
L'ancien sentier est signalé mais impossible de se tromper avec le balisage officiel
Sur l'entretien des chemins
En principe le SMS devrait entretenir les chemins qui font l'objet d'un balisage officiel et il le fait parfois, peut être même souvent. J'ai demandé par exemple à deux reprises à Pierre CUSIN, président du SMS, de faire dégager les arbres tombés sur le chemin de La Sauge, et effectivement le SMS l'a fait. Mais quelquefois le SMS n'est pas en mesure d'agir, du moins avec un délai raisonnable (par exemple dans le mois). Par exemple ce printemps j'ai signalé au SMS un arbre menaçant dans la partie la plus périlleuse du chemin de La Thuile. Ne voyant aucune action sur le terrain, le président de Montagne et Découverte en a parlé au maire de Beaumont qui lui a donné le feu vert pour couper cet arbre, ce que nous avons fait ensemble et à nos frais la semaine suivante ! Vous voyez donc qu'il n y a pas de règle absolue.
Je crois qu'en cas de problème sur ce chemin (La Thuile) c'est le maire de Beaumont qui aurait été désigné comme responsable par les tribunaux.
Pour les chemins qui n'ont pas de balisage officiel, c'est clairement le maire qui est responsable de leur entretien. Le 15 mai, quelques volontaires et deux élus de Beaumont, ont créé une déviation de 200m environ dans le bas de l'ancien chemin de La Thuile, Montagne et Découverte ayant signalé à la mairie que le tracé  dans le bas du chemin était exposé à la chute de blocs.
Mon correspondant poursuit :
Mon avis sur le nombre important d'accidents au Salève est que sa fréquentation est élevée, d'après le Syndicat Mixte du Salève il y aurait environ 1 million de promeneurs par an sur le Salève !
Affaire à suivre...

mercredi 21 septembre 2011

SALEVE: plus dangereux que jamais!

Salève: plus dangereux que jamais!

Suite à l'article, paru dans la Tribune de Genève du 16 septembre, j'ai pris contact avec les responsables du Syndicat mixte du Salève (SMS).
Monsieur Pierre Cusin, président du Syndicat qui regroupe  27 communes françaises et dont le balisage des sentiers du Salève est une de leurs compétences, m'a répondu qu'il va  rencontrer un journaliste de la Tribune. 
Monsieur Cusin apportera des précisions utiles aux randonneurs, tant genevois que français, qui fréquentent les sentiers du Salève.
En date du 6 juin 2010, j'ai publié un article sur la fête de réouverture de la Grotte d'Orjobet. Il faut savoir que le SMS a mis 25'000 euros pour cette première tranche de rénovation. En 2012, plus de 100'000 euros sont prévus pour la 2ème tranche.
Le 12 octobre 2009, j'ai publié le récit de l'ascension par le sentier des Buis. Ce parcours fait partie des sentiers dits "vertigineux" qui ne sont pas pris en charge par le SMS.
En montagne la prudence s'impose!
Affaire à suivre ....

mercredi 10 août 2011

SALEVE - saveurs de la flore

Fleurs des prés, fleurs des champs, 
fleurs à déguster

Ce samedi 6 août, une petite équipe d'amoureux du Salève est invitée par un randonneur, domicilié sur les hauts du village de Mornex, pour partager un bon repas. Le village, situé sur le flan sud-est du Petit Salève, au pied du Mont Gosse, bénéficie d'une jolie vue sur la vallée de l'Arve et les massifs montagneux.
La soirée commence par la visite du jardin, sous la conduite de notre hôte, botaniste à ses heures. La parcelle cultivée, adjacente à la maison, est très pentue et se prolonge en pré jusqu'à la forêt. Des plantes officinales ou aromatiques, annuelles ou vivaces, parfumées ou non, géantes ou naines, communes ou oubliées, nous émerveillent par leur beauté ou nous surprennent dans ce lieu comme cet olivier ou ce figuier chargé de fruits mûrs ou encore les buis qui bordent la terrasse.

photo: Emma W
Salade de fleurs fraîches du jardin 
sur lit de carottes rouges, crues
Cette salade préparée par notre ami et servie en entrée, présente une palette de couleurs, de formes, de textures, de senteurs et de saveurs étonnantes.

Les produits qui la composent:

La carotte ou betterave rouge est un légume que l'on propose cuit tout au long de l'année. De mai à octobre on la trouve crue. En crudité, elle se déguste très finement râpée. Il semble que la carotte rouge est appréciée pour ses nombreuses propriétés, notamment digestives. 

La fleur de bourrache, riche en vitamine C contient également du magnésium et du potassium. Cette plante fleurit en grappes d'avril à septembre

La fleur de mauve est connue pour ses propriétés désinfectantes. Nos grands-mères les utilisaient sous forme de tisane ou gargarisme pour les maux de gorge. Les mauves fleurissent tout l'été.

La fleur d'onagre fleurit de juin à août. Elle s'ouvre en quelques minutes à la tombée de la nuit. Il était 21h15 quand nous avons assisté à l'éclosion de quelques boutons. La belle fleur de couleur jaune soufre se fane au lever du jour. Chaque soir le cycle recommence. On comprend pourquoi on l'appelle communément "Belle de Nuit".

Si manger des fleurs a perdu en popularité pour les dernières générations, depuis l'antiquité elles sont servies en salade ou en dessert et décorent les plats.  Il n'est donc pas étonnant que le jardin de Mornex, qui évoque ceux de nos grands-mères, fasse penser avec un peu de nostalgie aux jardins de notre enfance. Ce lieu privilégie une atmosphère sensorielle, imaginaire.


Attention: avant de consommer des fleurs, il faut être certain qu'elles ne comportent aucun danger pour la santé. De plus, elles doivent avoir été cultivées loin des sources de pollution, sans pesticides ou produits chimiques.


lundi 18 juillet 2011

LES BOIS DU JORAT

Les Bois du Jorat
 Une grande forêt du plateau Suisse

Samedi 16 juillet. C'est sous un soleil radieux que nous quittons Genève pour le Chalet-à-Gobet, point de départ de notre randonnée dans les Bois du Jorat.

Nous stationnons sur le grand parking qui borde la route de Berne près du centre sportif régional vaudois.

 Nous empruntons un chemin qui longe un champ de blé 
en direction du golf.

Peu après, nous plongeons dans la fraîcheur de la forêt. Aucun chant d'oiseau, seul le murmure du vent se fait entendre.

Dans les sous-bois, les baies sont mûres. Nous goûtons les framboises rouges et sucrées.

Des libellules, aux deux paires d'ailes transparentes, survolent une gouille.

Nous respirons avec délice l'odeur caractéristique des forêts de sapin.

Le bois est si vaste que l'on s'imagine sans peine les "racketteurs" d'antan s'y réfugiant. Mais qui étaient-ils ces fameux brigands du Jorat ? Pauvres bougres réduits à détrousser les voyageurs ou habitants des lieux pillant occasionnellement pour améliorer l'ordinaire de leur famille.

Au moyen âge, brigands et hors-la-loi trouvaient refuge et liberté dans les forêts ce qui augmentait encore la mauvaise réputation de ces lieux de ténèbres, berceau de nombreuses légendes.

Des arbres solidement enracinés grandissent vers le ciel et la lumière. La forêt est un espace particulier où le rapport au temps est modifié.
 
Un petit nant presque à sec attend impatiemment la pluie annoncée depuis plusieurs jours.

A l'orée du bois, on s'arrête pour écouter enfin le chant d'un oiseau, peut-être un pinson, et le bourdonnement des insectes.

 Généreuse, la forêt offre des ressources bien utiles.

Tantôt forêt, tantôt paysage campagnard le Jorat propose aux regards une grande et belle diversité.

Autour d'une exploitation agricole des vaches broutent paisiblement.

Peu après, le chemin nous conduit à nouveau dans les bois. Les branches se balancent vigoureusement, le vent souffle plus fort.

Fleurs blanches de l'été.

Il y a quelques années on nous prédisait la mort des forêts. Ici, il n'en est rien. Tant mieux !

 Quelle agréable surprise de découvrir un étang. Tout est calme et paisible.

Miroir, mon beau miroir !

Posée sur de larges feuilles vert-satin, flotte la fleur du nénuphar blanc. 

 
En attendant la salamandre ou le triton palmé, on peut y observer des groupes de têtards.

L'étang, magnifique de beauté dans sa simplicité.

Nous avons aperçu plusieurs fourmilières. Ici, les fourmis noires ont bâti un dôme d'au moins 1m60.

La diversité des lieux promet aux randonneurs des combinaisons de formes, de couleurs, de sons et d'odeurs particulières. 

Ce paysage, une belle mosaïque.

Sous le massif des Diablerets, le Mont-Pèlerin avec son antenne de 130m. A droite, les Tours d'Aï.

La bonne odeur du foin coupé envahit agréablement nos narines.

Sur le pommier, les fruits prennent de la couleur en attendant l'automne.

 Après un dernier passage en forêt, nous débouchons sur la route. Le panneau nous informe que la boucle est bouclée !

mardi 14 juin 2011

SALEVE - Beaumont

Beaumont-La Thuile-Les Convers

Ce vendredi 10 juin au matin, tandis que je gare ma voiture sur le parking de l'église de Beaumont, un champ nuageux recouvre les crêtes du Salève dissimulant l'alpage de La Thuile.
Arrivée la première au rendez-vous, je profite de faire quelques photos des alentours.

Beaumont est un joli bourg qui étale ses grandes fermes, ses villas cossues, ses cultures et ses vergers dans une large combe ouverte au midi, sur le flan du Salève. Il offre un joli coup d'oeil sur le Genevois et la chaîne du Jura.

Beaumont a su intégrer ses nouveaux lotissements résidentiels au village rural.

Autrefois, sans doute le corps de ferme d'un grand domaine agricole, aujourd'hui une magnifique demeure.

L'église, entièrement restaurée, domine le bourg.

On accède à l'église par une volée d'escaliers. En haut des marches, la statue de St Jacques rappelle que Beaumont est une étape sur la route de Compostelle. En chêne massif, les lourdes portes de l'édifice sont ouvertes...

Derrière l'église, un panneau indicateur attire mon attention. Mais où diable se trouve donc ce mystérieux château ? Dès mon retour je me plonge dans l'Histoire du Genevois.

 Le soir même, je lis, dans un vieux bouquin jauni:
Sur une colline, un pan de mur indique l'emplacement de l'ancien château dont les premiers seigneurs étaient issus de Nicolet de Menthon-Montrottier à la fin du XIVe siècle.
Les renseignements manquent sur Beaumont ou Bonmont-sur-Ternier, quelquefois Bémont. Le manoir fut détruit par les Genevois, comme on l'apprend par cet extrait du Registre du Conseil à la date d'octobre 1590: "Permis à Baudichon d'aller brûler le château de Bonmont-sous-Salève et d'amener tout ce qu'il pourra attraper."
On peut croire que Baudichon s'acquitta consciencieusement de sa mission, car il n'est rien resté du château.

Un peu avant onze heures, nous nous mettons en route pour l'alpage de La Thuile. Après les pluies de ces derniers jours, la végétation est luxuriante.

Une trouée dans la verdure laisse entrevoir le Genevois.

Dès la sortie de la forêt, personne, pas un bruit. Pourtant, de la fumée s'envole de la cheminée de la maisonnette.

Un homme vient à notre rencontre. C'est Monsieur le maire de Beaumont. Il nous apprend que l'Union Sportive de l'Enseignement Primaire (USEP) organise sur l'alpage une rencontre des enfants des classes de toute la région du Salève.
Les enfants, âgés de 7 à 11 ans, montent à pied depuis leur village respectif. Ils doivent arriver vers midi. Le maire et quelques-uns de ses amis sont venus tout exprès pour accueillir ce petit monde.

Ils sont des dizaines et des dizaines à converger vers La Thuile. Ils arrivent  des Pitons, de Beaumont, des Convers pour partager cette journée....

Nous laissons La Thuile aux enfants et continuons jusqu'à l'alpage des Convers pour pique-niquer.

Les prairies sont en fleurs.

Vingt minutes plus tard, nous arrivons à destination. Nous tirons le pique-nique de nos sacs à dos.

Avant de repartir, nous examinons la carte. Finalement, vu la météo incertaine, nous décidons de ne pas prolonger la randonnée et de rentrer par le même chemin.

Encore un dernier virage avant d'arriver à La Thuile.

En forêt, nous croisons un randonneur fin connaisseur des sentiers et de l'Histoire de la région. C'est ainsi que nous apprenons que nous nous trouvons sur le "nouveau" sentier de Beaumont-La Thuile, lequel date tout de même de 1836.

Au bord du chemin, caché dans les ronciers, un lys Martagon. D'ici quelques jours, la grappe de bourgeons se transformera en un magnifique bouquet. Cette plante est protégée.